Non à l’initiative sur l’alimentation et au diktat vegan
Nos trois principales raisons de nous opposer à l’initiative sur l’alimentation :
Réduction de la liberté de choix
Renchérissement des denrées alimentaires
Renforcement du tourisme d’achat
Tromperie
Le titre de l’initiative pour une alimentation sûre (initiative sur l’alimentation) est une tromperie. En réalité, le projet vise à imposer à la population suisse une alimentation végane dictée par l’État. Selon les initiants, ce diktat vegan serait en effet la seule manière d’atteindre la première de leurs revendications, à savoir un taux d’auto-approvisionnement de 70 %. Il serait donc plus correct de parler d’initiative pour une alimentation végane, car elle vise les aliments d’origine animale.
Absurdité
L’initiative passe sous silence le fait que 70 % de notre surface agricole utile ne se prête qu’à la culture d’herbages. Ceux-ci ne peuvent être utilisés dans l’alimentation humaine que sous forme de lait ou de viande et donc par l’entremise d’animaux herbivores comme les vaches, les moutons ou les chèvres. En parallèle, l’initiative affaiblirait le potentiel de production des légumes, des fruits, des pommes de terre, du colza, des céréales ou d’autres cultures végétales en imposant des conditions absurdes.
Renchérissement
Les nouvelles conditions et la restriction de l’offre renchériraient les denrées alimentaires indigènes d’origine aussi bien animale que végétale.
Coup de force
L’initiative sur l’alimentation est un coup de force. L’initiante Franziska Herren avait déjà déposé une demande similaire à travers l’initiative pour une eau potable propre en 2018, qui avait été rejetée par plus de 60 % de la population en 2021.
Inutilité
De nombreuses actions sont en cours à tous les niveaux pour améliorer davantage la durabilité de l’agriculture et de la filière alimentaire suisses.
Qui rejette l’initiative sur l’alimentation ?
Le Conseil fédéral recommande de dire non à l’initiative sur l’alimentation. Dans son message publié en août 2025, il la considère en effet comme inutile, vague, risquée en matière de politique commerciale, lourde sur le plan administratif et coûteuse. Le PS, le PVL, le PLR, le Centre et le PEV recommandent eux aussi de voter non. L'UDC n'a pas encore arrêté sa recommandation de vote, mais la direction du parti propose également de rejeter cette initiative. Le secteur de l’alimentation, y compris les entreprises de transformation, GastroSuisse et HotellerieSuisse, Fédération suisse du tourisme, ainsi que tous les autres partenaires de l’alliance s’opposent également à cette initiative.
Vous trouverez tous nos arguments contre l’initiative et le diktat vegan en cliquant ici.








